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Statistiques annuelles des jours de mauvaise qualité de l’air

Jours de mauvaise qualité de l’air

Un jour de mauvaise qualité de l’air est un jour durant lequel la qualité de l’air est « mauvaise » à au moins une station de mesure, et ce, pendant au moins une heure. L’indice horaire correspond à une « mauvaise » qualité de l’air lorsque la concentration moyenne des particules fines sur trois heures est plus élevée que 35 microgrammes par mètre cube (µg/m3) ou lorsque la concentration moyenne d'ozone sur une heure est plus élevée que 82 parties par milliard (ppb). Cet indicateur est calculé par région administrative. Il tient à la fois compte des jours de smog intense survenant à l’échelle régionale et des jours où une mauvaise qualité de l’air est observée localement pendant une courte période.

Nombre moyen annuel de jours de mauvaise qualité de l’air par région administrative*, de 2004 à 2019

* Basé sur l'occurrence quotidienne d'au moins une concentration horaire d'ozone ou de particules fines (moyenne sur trois heures) respectivement supérieure à 82 ppb et 35 µg/m3, à au moins une station du réseau par région administrative.

En 2019, le nombre moyen de jours de mauvaise qualité de l’air par région administrative a augmenté. Seules les régions administratives de la Capitale-Nationale, de la Mauricie, de Montréal et de l’Abitibi-Témiscamingue ont connu plus de jours de mauvaise qualité de l’air que la moyenne de 23,5 jours.

Les conditions météorologiques influencent la dispersion des contaminants, ce qui explique la variation du nombre de jours de mauvaise qualité de l’air d’une année à l’autre. Toutefois, l’évolution à la baisse observée depuis 2004 indique que des facteurs anthropiques (législation, systèmes antipollution plus performants, fermeture d’industries polluantes, etc.) sont aussi en cause.

Les particules fines sont la principale cause des jours de mauvaise qualité de l’air. L’ozone n’a causé aucune de ces journées en 2019, ce qui est cohérent avec les observations des dernières années

Nombre de jours de mauvaise qualité de l’air par station*, par région administrative, en 2019

* Basé sur l'occurrence quotidienne d'au moins une concentration horaire d'ozone ou de particules fines (moyenne sur trois heures) respectivement supérieure à 82 ppb et 35 µg/m3.

Le nombre de jours de mauvaise qualité de l’air par station permet de déterminer les stations qui ont la plus grande influence sur cette statistique. Les résultats les plus élevés sont observés aux stations urbaines des régions de la Capitale-Nationale, de la Mauricie, de Montréal et de l’Abitibi-Témiscamingue. Cette situation s’explique par la plus grande densité de sources d’émissions polluantes (transport, chauffage au bois et industrie) en milieu urbain. Certaines stations, comme celle de Témiscaming, se démarquent pour des raisons bien précises. En effet, cette dernière est directement influencée par les émissions d’une industrie située à proximité, d’où le nombre élevé de jours de mauvaise qualité de l’air. En milieu rural, les jours de mauvaise qualité de l’air sont généralement plus rares, car les stations sont installées loin des sources de pollution.

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